D'après vos cotes fournies nous vous calculons la hauteur, profondeur et le nombre de marches de votre escalier.

Mesures

extraits de la page Escalier de Wikipédia

 

    En 1675, François Blondel se penche sur la question du calcul de l'escalier dans son Cours d'architecture enseigné à l'Académie royale d'architecture. Il mesure le pas (au sens de distance franchie par le pied lors d'une marche normale sur un plan horizontal) et constate qu'« à chaque fois qu'on s'élève d'un pouce, la valeur de la partie horizontale se trouve réduite de deux pouces et que la somme de la hauteur doublée de la marche et de son giron doit demeurer constante et être de deux pieds ».
 

Autrement dit : M = 2h + g, où M est le module (ou le pas) et vaut 2 pieds (64,8 cm), h la hauteur de la marche, et g son giron (distance entre deux nez de marche consécutifs mesurée sur la ligne de foulée).

L'idée directrice est que l'effort fait par la personne qui monte soit constant, malgré les variations de la hauteur montée effectivement par rapport au déplacement horizontal selon l'endroit où on se situe dans l'escalier, montée plus forte dans les coudes, (cette personne est positionnée avec la main sur la rampe).

De nos jours, les marches courantes ont 17 cm de hauteur, mais doivent maintenant ne plus excéder 16 cm pour les lieux accueillant du public (Décrets n°2006-1657 et 1658 arrêté du 15 janvier 2007) et 28 cm de giron minimum (Décrets n°2006-1657 et 1658 arrêté du 15 janvier 2007)  : le pas usuel est de 63 cm (la place, et par suite l'importance, accordée à l'escalier est moindre qu'au XVVIIe siècle), la pente de ces marches est de 30° environ. Cette valeur standard est à considérer comme base de calcul, tout est question de l'effet final donné à l'escalier : escarpé, ou au contraire « agréable » ou encore à accessibilité maximum pour le public.

    Cette accessibilité de l'escalier par des personnes handicapées des membres inférieurs dépend non seulement de l'angle et du giron mais aussi de la profondeur de la marche et du débord des nez-de-marche : une hauteur de marche faible induisant des nez prononcés n'est pas une bonne solution d'accessibilité quel que soit l'angle.

Vous pouvez aussi déterminer la configuration de votre escalier, et calculer le nombre et cotes des marches en téléchargeant le fichier excel en bas de cette page, ou en cliquant sur ce lien

 

 

Angles de pente courants

 

    L'angle de la pente des escaliers se répartit ainsi :

 

A : rampe (de 0 à 24°)

a : rampe douce (de 0 à 6°)

b : rampe normale (de 6 à 10°)

c : rampe forte (de 10 à 24°)

B : escalier courant (de 24 à 45°), la valeur maximum est de 40° dans les lieux publics et de 45° dans l'habitation. La valeur courante (et donc la plus confortable) se situe aux environs de 30°.

C : escalier de machine (de 45 à 75°)

D : échelle (de 75 à 90°)

 

Largeur de passage

 

La réglementation française de sécurité des établissements recevant du public (ERP) définit la notion d'unité de passage (UP) :

1 unité de passage équivaut à une largeur de passage de 0,60 m.

 

Exceptions :

 

Une seule unité de passage vaut 0,90 m.

Deux UP valent 1,40 m.

On retrouve la valeur de 0,60 m à partir de 3 UP : 1,80 m et ainsi de suite.

 

Garde corps

 

  • Règles générales pour les particuliers

  • Garde corps rampant :

  • Un garde corps rampant est le garde corps qui suit la volée d'escalier. Celui-ci doit toujours être prévu d'une hauteur de 0,90 m (900 mm) minimum par rapport à la verticale du nez de marche.

 

  • Garde de corps de palier :

  • Un garde corps de palier est destiné aux parties horizontale d'un escalier. Celui-ci doit toujours être prévu à une hauteur minimum de 1 m (1 020 mm généralement). Dans le cas d'un garde corps à lisses horizontales, on retrouve obligatoirement une plinthe, généralement situé à 50 mm du sol et qui monte jusqu'à 450 mm minimum, suivi du nombre de lisses souhaité pour obtenir 1020. L'espacement maximum de celles-ci doit être de 180 mm. Dans le cas d'un garde corps à balustres verticaux, la principale règle est que l'espace maximum entre 2 balustres ne dépasse jamais 110 mm.

 

Règles générales pour les installations industrielles

Le cas des installations industrielles réserve des normes un peu différentes. Dans le cas d'accès aux machines (généralement dans des sites industriels) une norme européenne prévoit une hauteur minimum de 1,10 m avec une plinthe sur une hauteur de 15 cm au bas du garde-corps. Le garde-corps doit avoir une résistance en pression horizontale suffisante pour retenir une personne.

 

Paliers

 

  • Le palier est la plateforme qui reçoit les volées d'escalier montant et descendant et donne accès à l'étage par les portes palières.

  • Escaliers droits ou tournants :

  • Une volée de marches ne peut dépasser 25 marches. Si cela est le cas, des plate-formes dites repos doivent être inscrites entre deux volées dans l'escalier. Les volées peuvent être inégales.

  • Escaliers hélicoïdaux :

  • Il ne doit pas y avoir d'autres plates-formes que celles desservant les étages.

 

 

Terminologie

 

Cage d'escalier

Pièce dans laquelle se trouve l'escalier (sans que l'escalier soit nécessairement adossé à ses parois appelées murs d'échiffre).

 

Mur de refend

Mur porteur, d'une épaissueur de 15/20 cm minimum

 

Échiffre, mur d'échiffre

Mur sur lequel repose l'escalier.

 

Volée

Portion d'escalier comprise entre deux plates-formes et qui comprend les marches. Les marches sont droites (en parallèle) dans la volée droite, les marches sont rayonnantes dans la volée d'escalier à vis (à la française), les marches sont biaises ou balancées ou dansantes dans les quartiers tournants.

 

Palier

Plate-forme ménagée à l'étage accédant aux portes palières, le palier principal. La plate-forme intermédiaire est appelée repos ou palier de repos et ne donne pas accès à des locaux.

 

Jour

Espace vertical laissé par les volées, vide central dans la cage d'escalier.

 

Lisse (ou main-courante)

Elle appartient au garde-corps et elle accompagne l'escalier sur toute sa longueur.

 

Échappée

Hauteur de passage, prise verticalement entre le nez de marche et la partie inférieure du plancher ou de la volée au-dessus (mini : 1,90 m ; généralement : 2,10 m).

 

Marche

Degré, pièce horizontale sur laquelle on pose le pied. La marche se définit dimensionnellement par son emmarchement, son giron et sa hauteur. Formellement une marche peut être : droite ou carrée (si elle est rectangulaire) ; balancée ou dansante si les deux extrémités ont des largeurs différentes ; biaises si sans être balancée elle n'est pas perpendiculaire au limon. La marche du bas est la marche de départ, celle du haut est la marche d'arrivée ou marche palière.

 

Parties de la marche

 

  • Marche : Surface horizontale sur laquelle on pose le pied.

  • Nez de marche : partie de la marche en saillie sur le nu de la contremarche, la hauteur du garde corps ou de la main-courante est calculée à partir du nez.

  • Collet : petit côté d'une marche balancée.

  • Contremarche : Partie verticale entre deux marches. La contremarche est sécurisante, cependant elle n'est pas systématique (les échelles de meunier n'en ont pas, par exemple).

 

Limon

Pièce d'appui, poutre qui permet de tenir les marches d'escalier. Cette pièce se trouve parallèle au mur et suivant l'angle de l'escalier. Lorsqu'il est en bois, les marches et contremarches sont encastrées dans sa pleine masse. Pour les escaliers en pierre, le limon n'est pas une pièce d'appui, elle a une fonction esthétique et est autonome dans sa structure tout comme un arc-boutant peut l'être.

 

Crémaillère

Pièce d'appui, soutenant marches et contremarches, suivant l'angle de l'escalier, souvent plaquée contre le mur d'appui, et se différenciant du limon par le fait qu'elle est découpée suivant le dessous de la marche et l'arrière de la contremarche.

 

Giron

Distance horizontale de nez de marche à nez de marche. En cas de volée courbe, le giron théorique est alors la largeur de marche mesurée sur la ligne de foulée (lieu de giron constant).

 

Chevêtre

Pièce de bois ou de métal dans laquelle on emboîte les soliveaux d’un plancher ou fermant la trémie d'un escalier. Le chevêtre est perpendiculaire au solivage courant, il porte les solives courantes ou boiteuses (selon le type de plancher). Le chevêtre travaille en flexion.

 

Trémie

Espace réservé dans un plancher pour laisser passer l'escalier.

 

 

 

 

 

Un site à visiter 

http://lionel.ponnelle.pagesperso-orange.fr/index.htm